Logo du jeu Cadence of Hyrule

Test et revue de presse de Cadence of Hyrule

Logo du jeu Cadence of Hyrule

Revue de presse

Source Note
GameKult 8/10
Millenium 8,5/10
Le Monde tatadada/tatadada-dada
Gameblog 8/10
Cadence est une jeune fille armée d'une pelle partie à la recherche d'un trésor pour lequel son père a disparu deux ans auparavant. Alors qu'elle creuse pour pénétrer dans la crypte du NecroDancer, le sol s'affaisse et provoque sa chute. Agonisante, le NecroDancer apparaît devant elle et lui vole son coeur l'obligeant à se déplacer et attaquer en rythme. Nous la retrouvons alors dans Cadence of Hyrule où elle apparaît comme par magie dans un univers qui lui est inconnu : le royaume d'Hyrule dont les principaux habitants ont été endormis sous les effets d'un sort lancé par Octavo, un magicien contrôlant un luth d'or. Cadence se fixe alors pour objectif de lutter contre ce drôle d'individu et réveillera l'un des deux héros : Zelda ou Link. Et votre aventure commence…

Critique rédigée par Yorick26

Difficile d'appréhender Cadence of Hyrule et de donner son avis tant il paraît atypique quand nous le comparons aux autres Zelda de la saga officielle. Si lorsque nous vous proposons un test d'un nouveau Zelda, nous connaissons déjà les bases de l'univers et nous savons à quoi s'attendre. Il y aura une histoire de Triforce, d'un héros et d'une princesse, un monde à explorer, des donjons, des énigmes, des rubis, des quarts de coeurs. Dans Cadence of Hyrule, nous avons tout ça, mais malgré tout, nous avons l'impression d'avoir face à nous tout autre chose.

Une suite spirituelle à Crypt of the NecroDancer

Alors, pour essayer de comprendre dans quoi nous mettons les pieds, nous nous tournons vers le jeu de base : Crypt of the NecroDancer est un rogue-lite, sorti en 2015 sur PC depuis adapté à la Switch, qui ne laisse pas place à l'erreur et qui met en avant la maîtrise et la persévérance du joueur, le tout sur une bandeson qui nous impose d'avoir un sens du rythme prononcé. Là encore, ce sont des éléments que nous retrouvons dans Cadence of Hyrule sans pour autant que ce soit une simple version avec des références Zeldaesques. Il s'agit réellement d'un métissage et la présence des deux noms des licences dans le nom à rallonge du jeu n'y est pas pour rien. Cadence of Hyrule: Crypt of the NecroDancer featuring The Legend of Zelda prend des deux parties pour le meilleur et pour certains le pire.

Pour ceux qui sont habitués à Crypt of the NecroDancer, vous trouverez le jeu sûrement trop simple, et ce, à cause de quelques changements dans le gameplay. Lorsque vous perdez, seule une partie de votre équipement est perdue tels que les bottes, les anneaux, la torche ou la pelle, ainsi que les rubis et vos petites clés. Vous conservez vos armes et vos équipements tels que l'arc, le boomerang, la feuille mojo… Vous n'avez donc plus besoin de collecter suffisamment de réceptacle de cœurs avant de pouvoir partir vaillamment contre votre premier temple, voire jusqu'à la fin de l'aventure. Le jeu vous facilite la vie et même l'absence de sens du rythme ne sera pas une contrainte : toutes les musiques présentent le même tempo là où Crypt of the NecroDancer varie les rythmes et les mesures. Vous ne mourrez pas si la musique s'arrête puisque cette dernière a été étendue à une durée infinie si besoin ; vous n'avez donc plus besoin de vous précipiter pour trouver une sortie. Une fois tous les monstres éliminés, vous gagnez automatiquement un diamant et vous pouvez vous déplacer à loisir sans contrainte de rythme. Une option permet même de désactiver la contrainte rythmique, un peu comme le personnage du Barde dans Crypt of the NecroDancer : les ennemis ne se déplacent que lorsque vous vous déplacez. Nous ne vous conseillons évidemment cette option que dans des cas extrêmes car vous perdez alors une part importante de l'ambiance du jeu.

Mais que les amateurs de challenge se rassurent, les parties sont dès le début paramétrables pour vous apporter la dose de risque qu'il vous faut. Entre la possibilité de doubler la fréquence de la musique et le mode difficile qui ne tolère aucune mort, rend plus forts les ennemis et augmente le coût des potions de soins... Vous aurez de quoi faire. Rajoutez quelques éléments déblocables comme un nouveau personnage sans arme, sans bouclier et avec une faible chance de survie. De plus, vous avez toujours la possibilité de comparer votre performance : vos morts sont comptées, ainsi que le temps de jeu et le nombre de pas effectués.

Un spin-off respectant les classiques de The Legend of Zelda

Pour ceux qui atterrissent ici par la porte de The Legend of Zelda, vous n'aurez pas à être déçus non plus. C'est une vraie petite aventure qui vous attend avec une bonne dose d'exploration. Vous prendrez plaisir à retrouver des références à la saga dans votre inventaire. Collectez les missiles teigneux, utilisez la canne de Somaria, des bottes de plomb ou ailées… De nombreux lieux sont de nouveau présents : le lac Hylia qui est devenu le paradis des Zoras surfeurs, la vallée Gerudo peuplée de mécaniciennes rousses, la montagne de la mort infestée d'ennemis, les bois perdus qui servent de nouveau lieu de villégiature pour un lutin vert. Le tout dans un style riche en couleurs et visuellement parlant qui se place entre du pixel art et un style cartoon. Certains seront fans, d'autres y seront réfractaires. Néanmoins la patte graphique est là tout au long du jeu et nous apprécions l'effort.

Mais le clou de l'hommage reste sa bandeson. Remercions le travail fait par toute l'équipe musicale et notamment Danny Baranowsky. Nous sommes forcés pour des raisons de gameplay d'écouter un minimum la musique, il était donc nécessaire de la rendre attrayante et c'est un pari entièrement réussi. Certaines des musiques sont très ressemblantes aux originales tout en se réinventant au style de Crypt of the NecroDancer. D'autres, notamment celles des donjons, sont plus originales et ne possèdent qu'une référence discrète aux thèmes de The Legend of Zelda. Il faut compter en tout vingt-cinq pistes principales que nous pouvons décliner en plusieurs variations : ralentie, intense (lors de combat), avec ou sans instrument de virtuose, accompagnée du chant du vendeur. Ce qui nous amène à un total de plus de cent-trente musiques et plus de cinq heures d'écoute.

Vous n'aurez peut-être pas l'occasion de vous arrêter complètement pour toutes les écouter, car certaines musiques ne se déclenchent que dans des niveaux qui sont assez rapides à visiter. C'est le cas par exemple des quatre donjons qui ne se composent que de quelques salles à énigmes relativement simples suivies d'un étage complet rempli de monstres à abattre pour enfin obtenir la grande clé et vous frotter au boss. Ajoutez un mini-donjon supplémentaire et le donjon final, il ne vous faudra que quelques heures pour venir à bout du scénario principal. Nous sommes loin d'un The Wind Waker ou même d'un Oracle, mais le jeu n'en a pas la prétention. Néanmoins, la durée de vie du jeu s'en retrouve gonflée par la rejouabilité assez sympathique. Même si vous n'êtes pas adeptes de la difficulté, comme nous l'avons mentionné plus haut, d'autres solutions sont prévues pour vous faire revivre l'aventure avec plaisir. Recommencer une nouvelle partie, c'est s'offrir la possibilité de créer une nouvelle carte générée aléatoirement, de mélanger les coffres, d'utiliser un autre personnage et donc de nouvelles armes aux fonctionnements différents. Vous avez également la possibilité de jouer à deux en coopération en mode local.

En résumé

Vous l'avez donc compris. Il s'agit d'un croisement réussi entre deux licences qui n'avaient au départ rien à voir ensemble et qui pourtant réussit à en faire un jeu particulièrement addictif qui présente des qualités qui plairont aux deux publics ciblés. Brace Yourself Games s'était posé un défi : créer ce qui était initialement prévu qu'un DLC de Crypt of the NecroDancer pour rendre hommage à la saga. Ils ont réussi à publier un jeu complet qui fait honneur à The Legend of Zelda dont le seul grand défaut est de ne pas être assez copieux pour notre soif d'aventure.