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Test et revue de presse de Hyrule Warriors

Puissance-Zelda > Hyrule Warriors > Critiques

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Revue de presse

Source Note
Gamekult6/10
Gamespot8/10
IGN7/10
jeuxactu.com14/20
jeuxvideo.com15/20

Avis des membres

Parmi les membres de Puissance-Zelda, 70 possèdent ce jeu. Ils l'ont noté en moyenne 3,89/5.   NoteNoteNoteNoteNote

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Screenshot de Hyrule Warriors

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Test de Puissance-Zelda

Écrit par Krystal

Il n’a fallu qu’un an et quelques mois pour que Nintendo et Koei Tecmo Games ne décident de sortir un portage d’Hyrule Warriors sur 3DS. Si cette idée ravit de nombreux fans du jeu, on est en droit de se demander si c’est une si bonne idée que ça. Faute de n’avoir aucune nouvelle du prochain Zelda Wii U, Nintendo décide de nous faire patienter en sortant un énième portage zeldaesque, après Majora’s Mask sur 3DS, ou encore The Wind Waker et Twilight Princess sur Wii U. Un énième jeu fanservice pour calmer les ardeurs ? Bravo Nintendo, tu sais comment t’y prendre avec les fans !

Une recette qui fonctionne

Qu’on se le dise maintenant, ce ne sera pas la même paire de manches que sur Wii U. Bien que le fait d’emporter le jeu partout avec soi et d’y jouer quand l’envie nous en prend est alléchant, et même très, Nintendo a bien dû faire quelques sacrifices pour adapter cet opus sur N3DS, mais également quelques ajouts intéressants.

Reprenons du tout début, pour ceux qui découvrent le jeu. Hyrule Warriors est un Dynasty Warriors à la sauce Zelda, un beat’em all classique développé par Nintendo et Koei Tecmo Games, ce dernier ayant pondu tous les Dynasty Warriors, dont ceux tirés de l’univers de One Piece et, bien entendu, celui de l’univers de la saga Zelda, Hyrule Warriors premier du nom. On retrouve donc cette association pour ce portage sur 3DS/N3DS. Et, qui dit Zelda, dit tout le tintouin : Link, Ganondorf, les cocottes, les Gorons, les Boss, tout y est. Même si ce jeu a été considéré comme étant du fanservice pur et dur - qui a été au goût de beaucoup - il n’en reste pas moins un spin-off de Zelda et, à l’instar de Tingle’s Rosy Rupeeland, il mérite sa chance. Mais pour les fans aguerris, ce jeu ne trouve pas sa place dans la saga, tant bien dans le gameplay que dans la chronologie. Le jeu est redondant, le online inexistant (mais pour un Zelda, c’est normal, direz-vous), et certaines missions pourraient vous donner des envies de meurtres. Mais comment on est masochistes, on aime ça.

Le jeu s’ouvre dans le menu, et déjà, le changement est là : le mode Défi semble avoir disparu et remplacé par le Jardin des Fées, sur lequel nous reviendrons plus tard. À part ça, nous y retrouvons le mode Légende, là où se déroule l’histoire principale sous forme de chapitres, le mode Libre, pour refaire le mode Légende avec le personnage de votre choix, et enfin, le fameux mode Aventure, qui se trouve être la carte du monde du tout premier Zelda, découpée en batailles en tous genres, avec toute une panoplie de récompenses à la clé, allant du Quart de Coeur aux Skulltula d’Or. La coopération est aux abonnés absents, tuant dans l’oeuf tout multijoueur. Mais tout impatient que l’on est, on se précipite déjà sur le mode Légende pour commencer le premier chapitre.

Bien entendu, on l’a déjà dit, mais Hyrule Warriors n’est en aucun cas un Zelda, si ce n’est par son univers et ses personnages. Ne vous attendez pas à rentrer dans des salles et résoudre des énigmes pour en sortir. Le jeu consiste globalement à prendre le contrôle de forts et à taper sur du monstre en continu. Peu intéressants pour certains, mais si les Dynasty Warriors ont continué de sortir, c’est qu’il y a bien une raison. Un bon point néanmoins pour les musiques retravaillées, les thèmes de la licence étant repris à la guitare électrique, ce qui donne un résultat des plus électrisant. Un excuse en plus pour les réécouter en boucle. Mais assez parlé, revenons sur notre mode Légende. La première chose qui saute au yeux, ce sont les graphismes. Cinématiques moins belles, personnages entourés d’un contour noir qui rappelle celui utilisé pour ceux de Super Smash Bros. 3DS, il fallait s’y attendre, c’est vachement moins beau que sur Wii U, et ça pique les yeux. En plus de cela, nous déplorons la disparition des cinématiques qui rythmaient le jeu, sans doute pas bien supportées par la console. Mais passons.

Les contrôles restent les mêmes que sur le jeu original, à quelques différences près. La croix directionnelle est ici pleinement utilisée : haut pour locker un ennemi, bas pour libérer la magie, droite et gauche pour les objets. Un choix surprenant étant donné que la New 3DS dispose des boutons ZL et ZR, et qui complique un peu la chose pour les habitués du gamepad. Un changement sans nul doute attribué au fait que le jeu sorte également sur 3DS. Concernant le stick C, permettant de contrôler la caméra, il est un peu dur, mais on s’y fait assez rapidement. Pour la 3DS, cela se fera avec le bouton R, à la manière d’Ocarina of Time. Il faut peu de temps pour s’habituer aux commandes. Mais lancés comme on est dans l’aventure, on ne s’en aperçoit même pas, trop occupés à découvrir l’univers que l’on connaît pourtant si bien.

Nous ne pouvons parler du jeu sans évoquer les boss, monstres mythiques de la saga. Le Roi Dodongo, Gohma, Manhandla pour les plus gros, et des Gidbos, mes et Moblins pour les plus petits. Taper sur eux ne suffit généralement pas : il y a pour cela la Jauge de Point Faible, qui apparaît après une de leurs attaques, et qui aide à les vaincre plus facilement. Chaque jauge vidée donne lieu à une attaque spéciale, qui entame considérablement la vie du monstre, ou pas, cela dépend du niveau de votre personnage. Cela rythme les combats et les rend plus intéressants qu’un passage à tabac classique.

Grosse surprise, et elle est des plus agréables, le jeu est très fluide (je parle du jeu sur N3DS). Les images s’enchaînent dans un décor assez vide, il faut se le dire, et le tout ne laggue pas. Enfin, ça aurait été beau si ça avait été le cas. À certains moments du jeu, ce dernier subit un ralentissement général : vos personnages bougent au ralenti, tout comme les monstres, mais le temps de votre bataille passe normalement. Cela arrive sans prévenir, et ne passe que quand le jeu l’a décidé. Ou, du moins, nous n’avons pas encore trouvé l’astuce qui permettrait de débloquer la situation. Sur un point un peu plus décevant, la visibilité est largement réduite, et il faut s’approcher d’assez près pour que les ennemis s’affichent sur l’écran, poppant un peu n’importe comment sur la carte ou dans les forts. À noter que le jeu tourne bien mieux sur N3DS que sur 3DS, et que les ralentissements évoqués juste avant sur N3DS sont permanents sur 3DS. Pour profiter pleinement de l’expérience de jeu, mieux vaut jouer sur N3DS plutôt que sur 3DS.

Bonne nouvelle également : les items laissés par les monstres sont ramassés automatiquement, et bien moins difficiles à avoir que dans l’opus Wii U. Là où vous passiez des heures à essayer d’obtenir une écaille du Banni pour augmenter les capacités de Fay, il ne vous faudra que dix minutes pour en récolter six. Dingue, tout ça. En parlant de facilité, vos I.A., ceux qui vous épaulent dans les batailles, sont moins tartes et se débrouillent tous seuls un peu plus longtemps avant de crier à l’aide. Même s’ils ne savent pas toujours comment survivre à de simples Bokoblins, ni évaluer les distances qui vous sépare d’eux. Car traverser la carte parce qu’untel n’a pas réussi à vaincre trois petits monstres, c’est moyen, surtout quand le timing est serré.

Quoi de neuf, Doc ?

Parce que, bien évidemment, pour justifier ce portage, Nintendo a dû rajouter quelques nouveautés pour appâter le joueur. Bonnes ou mauvaises ?

Première nouveauté : on peut dorénavant jouer plusieurs personnages dans la bataille. Il est maintenant possible de passer d’un personnage à un autre, pour les besoins de la mission ou par simple plaisir. En plus de cela, si vous touchez la carte de l’écran tactile, vous pourrez donner des ordres aux autres personnages, en leur demandant de se rendre dans un fort précis ou de s’attaquer à un ennemi. Ce procédé est mis en avant dans les nouveaux épisodes du mode Légende, ceux de Linkle ainsi que ceux de The Wind Waker, mais également dans le Mode Aventure. La carte de la bataille est fractionnée en nombreux carrés comme l’est la carte du Mode Aventure, et il suffira de sélectionner un carré et votre cible afin d’y envoyer l’un de vos combattants. Astucieux. Mais après quelques essais, certaines constatations s’imposent : si vous demandez à votre personnage de se rendre dans un fort, il s’y rendra quoiqu’il en coûte, mais si vous ciblez un boss - disons, un Roi Dodongo - et que ce dernier se déplace, le personnage se rendra là où vous lui avez dit, et ne suivra pas le monstre. À part ce petit détail qui pourrait vous donner de mauvaises surprises lors d’une bataille, le procédé reste une bonne idée et une occasion d’augmenter le niveau de vos personnages plus rapidement.

Deuxième nouveauté : les statues de hibou. Les fans de Majora’s Mask les auront tout de suite reconnues, et auront immédiatement deviné leur fonction : la téléportation. Bien qu’elles soient absentes dans les grandes lignes du mode Légende, on les retrouve dans le mode Aventure, et vous permettront de vous téléporter d’un bout à l’autre de la carte à l’aide d’un Ocarina présent dans votre inventaire, sous réserve de les avoir activées. Un ajout appréciable, surtout s’il faut se déplacer d’un bout à l’autre de la map pour aller sauver un allié ou pour combattre une horde de monstres qui menace un fort. La solution qui pallie au fait que les I.A. sont incompétentes ? Peut-être.

Outre les nouvelles fonctionnalités, le jeu s’offre deux nouveaux arcs dans le mode histoire : celui de Linkle, et de The Wind Waker. Linkle, copie conforme de Link avec des tresses, habitant dans un petit village, se met en tête qu’elle est l’héroïne que tout le monde attend et, avec une mystérieuse boussole, part tête la première dans la bataille, armée de ses arbalètes. Mais, bien qu’équipée d’une boussole, notre petite nouvelle possède ce que l’on appelle communément un sens de l’orientation déplorable, et réussit à se perdre. Son voyage l’amènera à rencontrer de nouvelles personnes, comme Skull Kid, qui la mènera partout, sauf au Château. Quand on est pas douée... L’arc de The Wind Waker, quant à lui, se débloque après le dernier chapitre de l’histoire principale, et apporte au jeu trois nouveaux personnages : Tetra, Link Cartoon et, vraisemblablement, le roi d’Hyrule, Daphnès Nohansen Hyrule, ainsi que de nouveaux horizons et de nouveaux monstres. En parallèle, nous retrouverons Lana, qui poursuit un objectif bien précis. Mais on est pas ici pour spoiler, ce ne serait vraiment pas très gentil.

Quatre DLCs sont en préparation et sortiront au cours de l’année 2016, avec de nouveaux personnages, de nouvelles histoires, de nouvelles armes et de nouvelles cartes dans le mode Aventure, de quoi rallonger encore le temps de vie du jeu qui est déjà énorme. D’ici là, nous aurons le temps d’en reparler une paire de fois.

Mais pour le moment, nous nous contenterons des nouveaux personnages d’Hyrule Warriors Legends. Ces derniers seront téléchargeables sur Wii U si jamais vous achetez le jeu N3DS (mais pas les stages du mode Légende), au moyen d’un code inclus dans la boîte. Un moyen détourné pour que les possesseurs du jeu sur console Wii U ne se sentent pas lésés ? Qui sait.

Hey, Listen !

L’une des majeures améliorations de ce portage reste l’introduction des fées, petites poupées dont il faudra vous occuper tout au long du jeu. Mais rien à voir avec un tamagochi, rassurez-vous : votre fée ne sera pas morte de faim si jamais vous arrêtez de jouer quelques jours, bien au contraire ! Elles seront d’une aide précieuse lors des batailles, possédant chacune des capacités spéciales.

Vous les trouverez dans le mode Aventure, au nombre de cinq pour le moment. Ces petites bestioles se terreront dans un pot de l’un des forts de votre bataille, et elles n’attendront que vous pour les trouver. Une fois la fée en votre possession, vous aurez l’occasion de la renommer (je vous conseille “Navi”) et de la bichonner comme le serait un chien dans Nintendogs.

Chaque fée possédera un élément propre, comme chaque personnage, et les habits de fée également. Elle aura alors une garde-robe précise, allant des simples vêtements aux accessoires annexes, et ça sera à vous de les habiller en conséquence. Les batailles vous permettront aussi de récolter de la nourriture, qui serviront à l’augmentation du niveau et des statistiques de votre alliée. Cette nourriture - haricot magique, lait Lonlon, noix Mojo - sera, à l’instar des items, classée en trois catégories : bronze, argent et or. Autant vous dire que plus votre petit baluchon est bien classé, plus vos statistiques augmenteront. Et plus ces statistiques seront élevées, plus vous pourrez débloquer des compétences qui vous seront utiles dans la bataille.

Et pour finir, il semblerait que les compétences de vos fées soient échangeables online avec d’autres joueurs. On regrette que cela soit la seule chose que l’on puisse faire avec d’autres joueurs, la coopération ayant été abandonnée.

À l’aventure, compagnons !

Nous ne pouvons pas parler d’Hyrule Warriors Legends sans parler du Mode Aventure, qui occupera de nombreuses heures dans le jeu, si ce n’est les trois quarts. Car même après avoir passé plus de soixante heures sur le jeu, vous ne l’aurez toujours pas fini, un Quart de Coeur manquant, une Skulltula difficile à faire apparaître ou, tout simplement, les missions avec Machaon. Parce que ce personnage est une purge, mais passons.

Sur une carte tirée du premier jeu de la licence, The Legend of Zelda, plus d’une centaine de missions sont proposées avec, à la clé, de nombreuses améliorations pour vos personnages, que cela soit de la vie, des armes ou des costumes. Qu’on se le dise, il vous faudra passer de nombreuses heures sur le jeu avant de terminer ce mode tant il est long. Vous commencez l’aventure en bas de la carte, au milieu, et votre rang dans cette dernière déterminera les cases que vous débloquerez aux alentours. Autant vous dire que si une bataille vous pose problème, vous n’avez que deux solutions pour vous en sortir : réessayer jusqu’à ce que vous triomphiez, en augmentant le niveau de vos personnages, ou bien contourner la case maudite et la garder pour plus tard. Et si cette case se trouve dans un coin, vous êtes foutu.

Le système du mode Aventure est ingénieux, et vous pousse à utiliser des personnages que vous n’avez pas l’habitude de manier. Les missions sont également variées : mener une bataille comme celles du Mode Légende, vaincre tel nombre d’ennemis dans un temps imparti, remporter un Quizz ou bien éliminer des capitaines ennemis sans qu’ils ne vous touchent. Tant de combats où il faudra faire preuve de stratégie et de maîtrise pour les mener à bien. Mais il n’y a pas que les missions dans ce mode.

Car, pour bien compliquer les choses, certaines récompenses sont cachées, ou certaines cases inaccessibles si vous n’avez pas l’objet nécessaire. Des objets que vous débloquez lorsque vous triomphez et que vous devez utiliser pour explorer les cases. Et, quelquefois, sans une boussole pour vous aider, il est très difficile de savoir ou poser une Bombe ou quel buisson brûler avec votre petite Bougie. Surtout que les objets sont à utilisation unique. Un échec, et vous le perdez pour toujours. De quoi vous faire réfléchir un tant soit peu.

En résumé, si on pouvait qualifier le Mode Aventure, on choisirait le mot “chronophage” car, sans vous en rendre compte, une dizaine d’heures aura passé que vous serez toujours en train de combattre et de débloquer des armes ou de nouvelles cases. Jusqu’à ce que vous le finissiez.

En résumé

NoteNoteNoteNoteNote    Même si beaucoup le considèrent comme un énième portage pour masquer l’absence de Zelda Wii U, Hyrule Warriors Legends a beaucoup à nous offrir. Du contenu en plus, la possibilité de jouer où que nous soyons (à condition d’avoir assez de batterie), et bien que l’aspect répétitif du jeu puisse être un problème, l’envie obsessionnelle d’atteindre les 100% vous tiendra en haleine assez longtemps pour que vous ne voyez plus les heures passées sur le jeu. Même si certains défauts n’ont pas été corrigés depuis la version Wii U, il va sans dire que vous passerez un bon moment sur ce portage 3DS/N3DS.

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