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Chroniques Hyliennes

PZ » Communauté » Fictions » Spécial été 2007 : Chroniques Hyliennes » Chapitre 7

Chapitre 7 : Bugs are always with us

Retour au sommaire | Par Dack et Zeilk, illustré par Anaïs

L'illustration de l'épisode

Zeilk se lève dans la pénombre humide de la pièce dans laquelle les deux rédacteurs sont enfermés. Il a beau secouer Dack dans tous les sens, le coup de massue du chevalier le laisse évanoui. Zeilk entreprend alors de trouver une sortie, mais il fait trop sombre pour distinguer correctement les murs de la prison. Quand soudain, un panneau à écran plasma occupant tout un pan de mur s'allume. Un message apparaît, doublé par une sorte de voix-off.

- Game Over ! Allez directement en prison, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20000 rubis.

Zeilk

- Comme si on avait besoin de ça pour enfoncer le clou ! Ca y est, c'est fini ? C'est tout ?

- C'est tout, pour le moment.

Zeilk

- Et c'est comique en plus !

A ce moment même, Dack remue dans un coin de la pièce.

Dack

- Hum ? Où sommes-nous ? Et où est donc ce maudit chevalier noir je vais lui montrer ce qu'il en coûte de s'attaquer à Dack le Grand ! Je le tiendrai par les épaules, comme ceci, et je lui donnerai un coup de boule qu'il n'oubliera pas de sitôt !

En un instant, il s'approche du mur de la prison et se prépare à frapper son front contre celui-ci. Au lieu de se cogner, le pauvre Dack traverse le mur.

Zeilk

- C'est pas le tout de râler, il va falloir trouver un moyen de se sortir de ce pétrin. A ce que je vois les murs sont lisses, mais il n'y a ni ouverture ni porte d'entrée ! C'est incroyable quand même...

Zeilk se retourne, cherchant Dack des yeux.

Zeilk

- Mais où est-il encore passé ?! Dack ?

L'écho seul lui répond. Paniqué, Zeilk cherche par quel moyen son ami a pu disparaître... Puis, épuisé, s'adosse contre le mur. C'est alors que, à la manière de Dack, il traverse la paroi sombre et tombe à la renverse dans ce qui lui semble être le sommet d'une montagne à forte couleur ocre. Les deux compères se trouvent côte à côte en haut de la Montagne de la Mort.

Dack

- Zeilk ?! Mais où étais-tu donc passé ? Plus important, comment nous sortir de ce pétrin...

Zeilk se relève et scrute les alentours. Le soleil se trouvait haut dans le ciel, et se reflétait sur l'horrible tour argentée qui les avait retenus prisonniers. Un cratère dominait ce haut plateau aussi vaste que désert.

Zeilk

- Je parie qu'il n'y a pas âme qui vive dans un cercle de plus de 10 kilomètres... Que fait-on ? On tente la descente ?

Dack

- Si au moins on avait des skis...

- Achetez, achetez mon lait ! Achetez, achetez !

Une petite fille chevauchant un poney, et transportant derrière elle une petite remorque pleine de lait, s'approche de nos deux héros.

- Voulez-vous des bouteilles de lait ? 100 rubis l'unité !

Zeilk

- Merci, il nous reste encore un peu de cette euh... bonne soupe ! En revanche, pouvez-vous dépanner deux voyageurs qui se sont égarés dans la montagne ?

- Ca ne devrait pas poser de problème, je me rends au village d'en bas, à Cocorico. Je pourrais vous-y déposer. Montez donc dans le chariot messieurs !

Dack et Zeilk se hissent sur la palette de bois, en plein milieu des barriques de lait en métal, et Malon lance le cheval au pas dans le chaoteux et pentu chemin de la montagne. Alors que nos deux héros dévalent la montagne à toute allure, des rochers se mettent à leur poursuite soudainement.

Dack

- Des gorons !

Un groupe d'une dizaine de Gorons poursuivent désormais la petite charette.

Zeilk

- Du calme ! Ils veulent sans doute venir à notre rencontre pour nous aider à descendre, non ?

- Des humains, attrapez-les !

Zeilk

- J'ai rien dit.

- Je me demande bien ce que nous leur avons fait. On m'avait dit que ma mission était risquée, mais à ce point... Je n'ai pas été formée pour dévaler une pente à cette vitesse moi !

Zeilk

- Et bien je crois que c'est l'heure d'apprendre.

Rassurée ou non, la laitière accélere le rythme. Les roues de bois se cognent sur les pierres du chemin, et parfois la charette effectue un bref décollage. Les Gorons roulent à présent à grande vitesse et menacent de réduire en poussière le véhicule.

Dack

- Attention ! La maison !

Droit devant eux se situe un petit regroupement de maisons en tuiles et en bois. Les gorons lâchent alors prise.

Dack

- Nous les avons semés !

Zeilk

- C'est une chance que nous soyions arrivés avant que cette bande de fous furieux ne nous aient atteints. Je n'aurais pas vraiment aimé qu'ils me passent dessus... C'est incroyable tout de même, des Gorons qui s'en prennent à des humains ?

Malon, encore toute retournée par l'exploit qu'elle vient d'accomplir, interpèle les deux amis.

- Je pense que je vais rester au village pour la nuit. Je ne me sens pas capable de continuer la route maintenant. Il va falloir trouver un endroit pour dormir, et j'ai entendu parler d'un hôtel très réputé !

Dack

- Il est vrai que cette attitude à l'encontre des humains est fort déroutante... Ganondorf les mêne peut-être à la baguette... Oui Malon nous allons passer la nuit dans cet endroit, d'ailleurs où sommes-nous ?

Il s'approche d'une pancarte en bois sur laquelle est gravé : « Coqs aux Haricots - An Aonuma Joke »

Dack

- Coqs aux Haricots ? Ce nom me rappelle étrangement Cocorico, Nintendo ne sait plus quoi inventer...

Zeilk

- Et tu n'as encore rien vu. Lève donc le nez de cette pancarte et regarde bien le village.

La maison que voit Dack est un bâtiment dont la porte se situe à quelques mètres du sol. Les fenêtres sont décalées suivant des angles rappelant l'architecture moderne. Seul le toit ne présente aucun défaut visible. De l'autre côté de l'allée, une sorte de magasin de tôle clignote, révèlant son intérieur toutes les trente secondes. Le village est ainsi composé de structures criblées de bugs.

Dack

- Qu'est-ce que c'est que ce village Cocorico ?! Regarde on peut appercevoir des séries de chiffres sur le sol !

En effet aux pieds de Dack on peut lire "01001101001".

Dack

- Mais où sont les êtres humains ? Ou plutôt les personnages...

Zeilk

- Là-bas ! Ils arrivent !

Une sorte de prêtre vêtu d'un habit religieux apparaît alors subitement au fond du village. Il s'avance sans remarquer les deux rédacteurs, passe devant eux le regard vide, et s'arrête soudainement.

- Telma, je t'aime ! Je ne vis que pour toi, reviens !

Puis il reprend sa promenade dans les rues du village. Quelques mètres plus loin, il s'immobilise et disparaît de la même manière qu'il est apparu.

Zeilk

- Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

Dack et Zeilk réfléchissent, quand une voix s'élève derrière eux.

- Telma, mon amouuuuuur !

Ils se retournent et apercoivent pour la seconde fois l'étrange personnage, encore une fois au bout de l'allée. Le manège recommence et dure quelques minutes.

Dack

- J'ai bien l'impression que les objets ne sont pas les seuls touchés par ces maudits bugs

C'est alors qu'une femme sugie de nul part les bouscule brutalement, effectue quelques bonds d'une hauteur hallucinante, se précipite sur le prêtre en question et le serre dans ses bras.

Zeilk

- Quand on dit que l'amour donne des ailes...

- Le problème dans cette histoire c'est que ça ne va pas être facile de trouver l'hôtel dont je vous ai parlé parmi tout ces bâtiments douteux...

Zeilk

- C'est bien vrai... Et je n'ai pas envie que le sol de ma chambre à coucher se volatilise au milieu de la nuit ! Ce serait la chute sans fin assurée...

Dack

- En ce qui concerne le plancher Zeilk, ça je pense qu'on va devoir faire avec... Tant qu'aucun autonomate comme les gens de ce village ne rentre dans la chambre, ça me va... Tenez votre hôtel, ce ne serait pas ce bâtiment ?

Il pointe du doigt une auberge délabrée qui apparait puis disparait quelques minutes après.

Zeilk

- Plutôt... instable ton hôtel ! Vise celui-là, là-bas, il a l'air bien réel.

Et le bâtiment en question se volatise à la manière du premier.

Zeilk

- C'est pénible comme principe. On va devoir trouver le bon, mais on dirait que tout disparaît lorsque l'on porte son attention sur quelque chose...

En effet, les auberges se dématérialisent les unes après les autres à chaque tentavie des rédacteurs pour ouvrir leur porte.

Zeilk

- Stop ! Si on continue comme ça, il ne resterea plus rien et nous devrons chercher asile ailleurs... J'ai une idée !

Zeilk passe devant un hôtel de taille respectable, sans pour autant le regarder. Il tourne le dos à la porte et cherche à en saisir la poignée à l'aveuglette. Une fois celle-ci tournée, la porte s'ouvre normalement.

Dack

- Bien joué Zeilk !

Il ferme les yeux pour s'avancer vers l'hotel mais heurte de plein fouet le mur de celui-ci, il décide alors d'utiliser la même technique que son compère pour arriver à son tour à l'intérieur de l'hôtel. mais il a le malheur de se retourner avant d'avoir ouvert laporte, et tout s'évanouit dans les airs.

Zeilk

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Haaaaaaaa !

Zeilk, qui vient de monter le premier étage, tombe alors sur le sol ocre du village.

Zeilk

- C'est malin Dack...

Dack

- Quoi ? Mais qu'est-ce que j'ai fais ?

Zeilk

- Il ne fallait pas te retourner avant d'avoir ouvert complètement la porte. C'est logique à comprendre pourtant !

Dack s'approche d'un comptoir, au fond de cette petite entrée. Une jeune hotesse s'occupait des inscriptions.

Dack

- Bonsoir, mon ami et moi voudrions une chambre pour la nuit.

Malon se place à côté de Dack.

- Et moi alors ? Je vous ai quand même sauvés de ces Gorons !

- Pas de problèmes messieurs et mademoiselle, nous offrons une chambre gratuite avec le couvert pendant toute la semaine. Je vous remets vos clefs, le repas est à la tombée de la nuit dans la grande salle. Bonne soirée !

Les jeunes aventuriers, et maintenant la laitière, gravissent quatre à quatre le grand escalier. Les chambres occupées se font pas légion, et ils entrent dans leur location respective pour se mettre à l'aise. A 21h00 à la montre de Zeilk, une cloche retentit dans l'auberge, indiquant le début du repas. Il sort dans le couloir, et apperçoit Malon qui en fait autant.

Zeilk

- Malon, est-ce que Dack est sorti de sa chambre ?

- Je ne crois pas... D'ailleurs il n'a pas fait de bruit de toute la soirée. Je me rends au repas.

Malon va alors dans la grande salle du rez de chaussée. Zeilk passe une première fois devant la chambre de son ami. N'entendant aucun mouvement, il rebrousse chemin et vient coller son oreille sur la porte de bois. Toujours rien. Zeilk frappe alors et entre alors dans la chambre. Dack est étendu sur son lit, et dort sans doute depuis un petit moment. Une fois réveillé, il suit Zeilk jusqu'à la salle du repas.

Dack

- Succulent. La cuisinière de l'auberge nous a servi un sacré festin ce soir !

Zeilk

- C'est vrai, ça changeait de la soupe de notre ami Bostaff. Malon, que feras-tu demain matin ?

- Je dois me rendre à la citadelle d'Hyrule pour renouveler ma cargaison et changer de monture. Je peux vous y déposer si cela vous arrange, sans problème.

Dack

- On prend l'offre !

- Et bien nous partons après le petit déjeuner.

Cette chose convenue, ils remontent dans leur chambre respective pour se reposer après ce long périple. Le lit n'a jamais été aussi confortable pour nos deux amis rédacteurs. Et pendant que le soleil perce les nuages de l'horizon, Zeilk et Dack ne peuvent s'empêcher de songer à quoi ressemblera la grande ville d'hyrule. Y aura-t-il un château grandiose ? Un marché sur la place principale ? Des flots de population ? Autant de question qui trouveront leur réponse le lendemain, dans une journée qui sera sans doute la plus belle journée de ce voyage.

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